La médiation interculturelle : le rôle du médiateur à titre d’interprète culturel

La multiplication de phénomènes socioéconomiques, tels que la mondialisation des marchés, la mobilité du personnel ainsi que la migration a entraîné une nouvelle dimension aux conflits nationaux : l’interculturalité. Dans le cadre de conflits impliquant des parties issues de cultures différentes, la médiation devient le mode privilégié de prévention et de règlement des différends. Elle permet de dénouer les barrières communicationnelles et culturelles qui ont souvent été à l’origine de l’émergence du conflit ou de son amplification.  Cette communication suggérera que la pratique de la médiation interculturelle nécessite la maîtrise du multiculturalisme. Le médiateur prend le rôle d’interprète culturel pour aider les parties à déchiffrer le sens de ce qu’elles disent à travers des styles variés, parfois diamétralement opposés, de communication. Cette communication fera état des différents styles de communication préconisé par les parties en conflit en fonction des diverses cultures. Notamment, elle présentera les impacts au niveau des communications des cultures dites collectivistes v.s. individualistes, celles à la distance au pouvoir longue v.s. courte et celles dites monochroniques v.s. polychroniques en ce qui a trait à différents éléments, tels que le non-verbal, les émotions, la face, les relations, etc. En outre, il sera argumenté que le médiateur doit être conscient que les attentes des parties quant au processus de médiation sont différentes, bien que la médiation soit pratiquée dans presque une universalité de cultures. Cette communication présentera les différentes attentes culturelles par rapport à la personne du médiateur et le style d’intervention favorisé en médiation.

 

Ce contenu a été mis à jour le 8 mai 2017 à 21 h 15 min.

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